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Merci Sylvie de m'avoir accordé cette interview pour nous parler de vos " rêves d'ours et d'Alaska "

Bonjour Sylvie, pouvez-vous vous présenter en quelques mots et me dire également d’où vous vient cette passion pour la création d’ours en peluche ?

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© Pierre Larrède

 

J’ai 45 ans, je suis née à Paris, je suis mariée, et je travaille dans la finance.

J’habite en région parisienne et je suis très amoureuse depuis toujours de Saint-Malo et sa région, en Bretagne et depuis moins longtemps des paysages alaskans…

J’avais envie de travailler de beaux matériaux et d’avoir toute liberté en ce qui concerne le résultat. En 2001 j’ai commencé en achetant un kit et le résultat m’a donné envie de continuer.

Les conseils des « mordus » de la petite communauté des amis de l’ours en peluche m’ont aidé à aller plus loin. En quelques années je suis parvenue à pouvoir réaliser des ours de 9 à 70 centimètres, dans des matériaux variés, pour des adultes et des enfants. Je travaille désormais essentiellement à la demande d’amis ou de particuliers.


Comment fabriquez vous vos ours, combien de temps y consacrez-vous ?

Je dessine un patron le plus souvent à partir de photographies d’ours et puis après des ajustements longs, la version finale est prête. Ensuite les opérations suivantes (découpages, assemblage, couture à la main, bourrage, épilation du museau et des pattes, fixation des articulations et des yeux) prennent au minimum huit à dix heures.

Il faut donc avoir beaucoup de temps libre pour réussir ce travail.
D’ailleurs je n’ai plus le temps pour participer aux salons de créateurs d’ours en peluche, dont celui de l’AGDM à Paris.


 

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© Pierre Larrède - Max

Est-ce une activité ou un passe temps ?


Cela reste un passe temps pour moi.

Je dois consacrer du temps à la réalisation et animation de mes sites www.revedours.com et www.alaska.revedours.com.

Je fais par ailleurs de la tapisserie à l’aiguille, et c’est encore beaucoup plus long que la création d’ours ou de sites web.

Enfin, j’ai enfin aussi un vif intérêt pour les livres d’Histoire avec une prédilection pour les périodes où vivaient d’une part Henry VIII et sa fille Elisabeth Ière d’Angleterre et, d’autre part Louis XIV. Je lis beaucoup d’ouvrages en anglais.


Moi, qui réside à Angers, j’ai vu que vous aviez reçu le prix de la meilleure fiction au festival du court métrage d’Angers en 2004.
Il s’agit de l’histoire d’un ours en peluche. Pouvez-vous m’en dire plus ?


Ce prix récompense un court-métrage de Philippe Jean, un vidéaste amateur et un ami.

Avec mon mari nous lui avons proposé un scénario centré sur le rêve d’un ours en peluche qui désire rencontrer ces congénères, les vrais ours.

Le film « Max le grand voyage » montre la création de Max, c’est le nom de la « vedette-ours », à partir des éléments bruts (le mohair, les fixations, et les yeux en verre et la laine de rembourrage).

Puis on passe du documentaire à la fiction puisque Max est vivant, il parle, et il bougonne et exprime son vœu de voyager. Je ne vous en dis pas plus, le DVD du film est disponible sur mon site.

C’est en tout cas un souvenir de moments agréables passés entre amis, et aussi ce fut une première expérience de « cinéma » très enrichissante.

Philippe est un « directeur » patient et pédagogue. Il fait partie des personnes qui m’ont demandé de leur créer leur site, c’est un projet pour cette année.

L’une comme l’autre, nous essayons de faire connaître l’action de Jill Robinson en faveur des ours à collier en Asie.


Votre ours en peluche Andrew a fait le voyage. Pouvez-vous raconter son histoire ?

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© Pierre Larrède - Andrew

 

Andrew a une histoire touchante.

Des naturalistes m’avaient demandé de créer un ours en peluche à l’occasion de la venue en France de Jill, la fondatrice de Animal Asia Fondation, en 2005.

C’était la première fois que je devais créer un ours à collier, qui n’est pas très connu en Europe. J’ai fait les recherches et finalement créé un patron très ressemblant à ces ours asiatiques victimes des monstrueuses tortures dénoncées avec courage et énergie par Jill.

Le premier ours sauvé par Jill s’appelait Andrew. Il est décédé en 2006 et nous savons que « notre » Andrew est avec Jill et ne la quitte plus.

Il y a eu une rencontre au sanctuaire de Chengdu, en Chine, entre les deux Andrew et les photos de cet événement improbable sont sur mon site. Le plus incroyable c’est que quelqu’un avait pensé m’en commander 50 exemplaires, et les recevoir quasiment de suite.

Il m’avait fallu plus de quinze heures pour créer Andrew, et il est resté unique. Je ferai peut-être un jour le voyage jusqu’à Chengdu pour visiter le sanctuaire et revoir « mon » Andrew et Jill.


J’ai aussi visité votre autre site « Rêve d’Alaska » où vous nous faites partager vos magnifiques photos d’ours. Pouvez-vous expliquer pourquoi ce voyage ?

Les photos sont principalement celles prises par mon mari Pierre.

 

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© Sylvie et Pierre Larrède

 

Nous parlions entre nous depuis longtemps de notre rêve d’un rencontre avec les ours libres, mais sans préjugé sur la destination.

En 2001 mon mari et moi avons remarqué Grand Frisson, le site de Lionel et Christiane, les guides avec lesquels nous avions depuis lors envie de partir en Alaska à la rencontre des grizzlis.


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© Pierre Larrède

 

C’était donc un « rêve d’ours » absolu !

Encore fallait-il avoir le temps de s’y préparer, et aussi le matériel adapté à ce séjour très spécial.

Sur le site alaska.revedours.com vous trouverez un carnet de voyage qui raconte en détail les journées fabuleuses passées en pleine nature sauvage avec les grizzlis, sans jamais avoir connu la peur.

Ce qui est important c’est d’être accompagné par des guides professionnels. N’y allez jamais seuls.

Le caractère unique de ses rencontres au fin fond d’un parc national dans la péninsule de Katmaï et le sentiment de bien-être que nous avons ressenti nous ont donné envie d’y retourner dès que possible.

Il paraît qu’il y a un virus alaskan, je crois que nous l’avons attrapé.


 

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© Pierre Larrède

 
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© Pierre Larrède

Quel est le lien avec votre passion des ours en peluche ?
Est-ce un rêve que vous vouliez réaliser afin de voir de près les ours qui vous servent de modèles ?


Pas tout à fait, voir les vrais ours et vivre quelques jours dans leur nature est une démarche parallèle de naturaliste.

Mais cette passion du vivant n’empêche pas les mélanges, ainsi, notre guide m’avait demandé de lui créer un ours pour sa petite fille laquelle vit à Hawaï.

Arthur est né au Kremlin-Bicêtre et est parti avec nous à Anchorage avant de décider d’aller se réchauffer sur les plages hawaïennes. Quelle chance ! 


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© Pierre Larrède - Arthur
 

Pourquoi ce prénom humain ?

Les ours étaient souvent nommés Martin.

Mais Arthur est aussi un prénom à connotation ursine. Tout comme Bernard, Bruno (qui contient la racine brun) et tant d’autres.
La racine « art » ou « arz » désignant l’ours dans des cultures celtiques anciennes.

Sur ce sujet il faut lire le remarquable ouvrage de l’historien Michel Pastoureau, « L’ours, histoire d’un roi déchu ». Il explique comment jusqu’au Croisades l’ours a dominé le bestiaire et l’imaginaire des peuples européens. C’est l’Eglise et Charlemagne, empereur chrétien, qui ont entamé la lutte contre le symbole de l’ours, concurrent païen dont il fallait réduire l’espace.

Le lion a pris sa place au retour du roi Richard Cœur de Lion, et il est resté pour tout presque tout le monde le roi des animaux depuis cette époque.

Pour moi, l’ours reste l’animal le plus fascinant, et en quelque sorte il est toujours le roi ou plutôt « le Maître de la forêt » qu’il faut respecter. Je suis convaincue qu’il existe un rapport particulier entre l’homme et son « frère » l’ours qui dans ses postures rappelle souvent les attitudes humaines.

C’est encore plus vrai lorsque que l’on regarde les rapports entre une ourse et ses petits. L’allaitement est particulièrement troublant. En Sibérie on l’appelle « l ‘oncle maternel » et en Laponie « le vieil homme au manteau de fourrure ».



Quels sont les livres et les sites à recommander selon vous sur vos passions ?

Je suis en train de lire « Le cantique des ours » de Stéphan Carbonnaux, et sur mes sites, je propose toujours une sélection d’ouvrages en français et anglais pour les visiteurs qui veulent en savoir plus.

J’ai également référencé des sites dans les deux langues, il y a beaucoup d’informations sur les ours en peluche et leurs cousins en chair et en poil !

J’ai mis en ligne une sélection de sites de photographes animaliers, comme Fabrice Simon et Hervé Hortéga que vous connaissez, et aussi des liens vers des organisations de protection et de défense des ours dans le monde.


Si vous voulez en savoir plus sur Sylvie et ses passions,
rendez vous sur son premier site rêves d'ours :en cliquant ici et sur rêves d'Alaska :en cliquant là


 


Date de création : 25/01/2009 : 11:09
Dernière modification : 08/04/2015 : 10:40
Catégorie : OURS EN PELUCHE - Créateurs d'ours en peluche
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