Vous êtes ici :   Accueil » Claudie Reymond et ses ours des 4 saisons
 
Prévisualiser...  Imprimer...  Imprimer la page...
Prévisualiser...  Imprimer...  Imprimer la section...
OURS : ACTUALITES
EDUCATION
VISITES

 1296450 visiteurs

 95 visiteurs en ligne

rss Cet article est disponible en format standard RSS pour publication sur votre site web :
http://www.surlespasdesours.fr/data/fr-articles.xml

Claudie Reymond vous emmène au pays des ours des quatre saisons

 Claudie a accepté que je consacre un article à sa passion : la création d'ours en peluche. Je la remercie de m'avoir  envoyé un texte expliquant comment le hasard a bien fait les choses et lui a permis  de réaliser tant de merveilleuses créations. Les photos qui accompagnent cet article sont la propriété de Claudie et ne sont pas libres de droit. 

Claudie et Smokey.jpg

Je suis venue à la création d'ours de collection par hasard il y a quelques années, en feuilletant un magazine de créations. J'ignorais tout, à l'époque du monde des arctophiles, des ours d'artistes et je pensais même qu'il n'existait que des ours de fabrication industrielle ! Lorsque je suis tombée sur le modèle d'un ours à réaliser, en tissu éponge teint, plusieurs sentiments se sont éveillés en moi.

Tout d'abord, l'émerveillement de l'enfant qui sommeille en chacun d'entre nous et qui ne demandait qu'à se réveiller, et ensuite l'incrédulité devant la possibilité d'une telle réalisation. Mes premières recherches, sur internet, s'orientèrent surtout sur la matériel exigé pour la réalisation de cet ours: comment trouver des yeux pour l'ours, du rembourrage, etc.

En navigant sur la toile, au hasard de ces recherches, j'ai découvert l'univers insoupçonné de ces artistes qui créaient des ours de collection, dont j'enviais et admirais la création ainsi que la maîtrise de leur art. Je n'ai su que plus tard que c'était la naissance d'une passion.

Très vite, le malheureux ours en éponge repéré dans le magazine s'est retrouvé relégué en arrière plan. Je voulais faire un vrai ours, avec des yeux en verre, des articulations pour que ses membres bougent, et surtout de la vraie peluche. J'avoue avoir passé, à cette époque, des heures sur internet, à la recherche d'informations. A glaner, grappiller le moindre renseignement qui pourrait être utile à la réalisation d'un ours. Après avoir trouvé un modèle, je me suis lancée dans sa réalisation et une fois terminé, j'étais assez contente du résultat final. Mais ça ne me suffisait encore pas. Depuis toujours, au hasard de mes passe-temps, j'ai ressenti le besoin de créer, et cette réalisation n'était pas MON ours, mais celui, anonyme, de tout le monde et de l'univers des magazines de création. Je me suis donc lancée dans la création de patron. Je n'espérais pas pouvoir rivaliser avec les magnifiques ours d'artistes découverts sur internet, mais j'étais très déterminée à m'approcher le plus possible de la perfection.

Mes premiers patrons se révélèrent à mes yeux particulièrement décevants, au point que j'ai failli abandonner la création d'ours. Puis, à force de les travailler et de les re-travailler sans relâche, j'ai commencé à obtenir des ours qui s'approchaient de plus en plus de ce que je voulais obtenir. J'ai travaillé aussi avec des mohairs de différentes couleurs, de différentes densités et de différentes longueurs, qui par leur variété et leurs différences pouvaient entièrement changer la physionomie d'un ours créé à partir d'un même patron. C'est ainsi que j'ai conçu des patrons pour mohair court ou clairsemé et d'autres pour des matières plus denses et plus longues.

Parallèlement, après m'être inscrite sur un forum français dédié aux ours de collection ou ancien, j'ai découvert le monde des salons et des expositions consacrés à ces derniers. Je me souviens encore de ma première visite au salon des Amis de Gueules de Miel 2010, à Paris, en compagnie d'un ami averti, Eric Petit, passionné par les ours anciens. C'est à cet ami, organisateur d'un salon dans le sud de la France ( Le Salon de la Grande Ourse ) que je dois d'avoir approché des artistes d'ours et d'avoir noué des liens avec certains créateurs. Je me souviens les avoir envié, pensant que jamais je n'aurais le niveau pour exposer à mon tour.

La première création dont je suis tombée amoureuse se nommait « Plumetis » . Elle était fabriquée en alpaga blanc et j'avais moi-même peint et pailletés ses yeux pour obtenir un beau bleu scintillant.

ClaudiePlumetis.jpg

Plumetis  2011 © Claudie Reymond

Sa grande sœur Winter suivit de peu, toujours en alpaga blanc.

Claudiewinter.jpg

Winter  2011 © Claudie Reymond

Plumetis, 2011 Winter, 2011 Mes ours ressemblaient vraiment à des ours maintenant. Mais je n'étais pas encore satisfaite. Prise par ma passion, je voulais qu'ils aient du caractère, qu'ils provoquent l'émotion, que les gens aient envie de les prendre dans leurs bras, qu'ils leur fasse chavirer le coeur. Bref, mes attentes n' étaient toujours pas satisfaites. Je me suis mise à travailler alors de plus en plus de patrons, mais il manquait toujours le petit détail qui donnerait une vie propre à l'ours. Certains patrons étaient vraiment ratés ! J'ai travaillé sur la position des oreilles, la position et le diamètre des yeux, la position du corps et celle de la tête, la broderie du nez. Tout ce qui pouvait modifier l'expression et le rendre attachant. J'ai créé des petits ventres ronds, des membres pliés…

En 2011, Eric Petit m' a proposé de participer au salon de La Grande Ourse, près d'Uzès dans le Gard. J' y suis allée, très enthousiaste, avec mes ours. Et aujourd'hui, je souris encore quand je pense aux ours que j'ai exposé et dont très peu trouveraient grâce à mes yeux aujourd'hui ! Cependant, j'ai été conquise par la bonne ambiance, le contact avec un public chaleureux et curieux. Une expérience émouvante aussi lorsqu'un monsieur âgé acheta un des ours que je trouvais le moins réussi en me disant qu'il lui rappelait son ours d'enfance. Une expérience qui reste très positive dans mes souvenirs et qui attisa mon désir de participer à d'autres salons, de rencontrer d'autres gens, d'autres passionnés, d'autres personnes qui retrouveraient leur ours d'enfance sur ma table et qui me feraient fondre avec leur regard ému. Ce jour là, je crois avoir saisi toute la magie et la tendresse de cet univers

Les mariés, créés à l'occasion du mariage de ma nièce, en 2011.

Claudielesmaries.jpg

Les mariés  2011 © Claudie Reymond

Claudiegribouille.jpg

Gribouille  2011 © Claudie Reymond

J'ai compris, à cette occasion, que s'il me fallait encore travailler sur la réalisation technique de mes ours, rien ne serait jamais vraiment réussi si je ne parvenais pas à le personnaliser, le rendre unique. J'ai donc travaillé sur des idées. L'inspiration m'était quelquefois donnée par l'ours que je venais de créer. Je me disais : cet ours aura un bonnet et un oreiller et je me mettais à la tâche pour lui donner les accessoires nés de mon imagination.

ClaudieJeremy.jpg

Jérémy 2012 © Claudie Reymond

D'autres fois, en chinant dans les vide-greniers, en navigant sur internet, les accessoires dénichés me donnaient l'idée d'un ours, je me disais : Si je faisais un ours avec ce bilboquet, pour qu'il ressemble à un enfant, je lui tricoterai une écharpe.

Claudiesmokey.jpg

Smokey 2013 © Claudie Reymond

Ou encore, avec un rocking-chair et une magnifique réplique de saxophone miniature, je savais que l'ours en cours serait un jazzman.

Claudietrane.jpg

Trane 2013 © Claudie Reymond

Depuis deux ans approximativement, je travaille uniquement en sachant quel est l'ours que je vais créer. Ainsi j'ai créé Oncle Archibald. Je savais dès le départ qu'il aurait un gilet marron en velours côtelé, une paire de binocles rondes, une vraie montre à gousset et un quotidien créé spécialement pour lui : The Honeypot Times. Présenté au concours des URSA awards, il a obtenu, à ma grande fierté la 4e place et une mention honorable.

Claudiearchibald.jpg

Archibald 2013 © Claudie Reymond

Si créer des ours était ma passion, je dirais que celle-ci a légèrement évoluée pour créer vraiment des pièces uniques ne ressemblant à aucune des précédentes, ayant chacune son caractère, habillées et accessoirisées selon ce que je veux obtenir. Ainsi, j'ai créé et cousu la petite veste d'eskimo d'Island, ou encore cherché sans relâche les accessoires pour créer l'ours marin que j'avais en tête.

Claudieisland.jpg

Island 2014 © Claudie Reymond

Claudiemagellan.jpg

Magellan 2015 © Claudie Reymond

Si j'ai participé à deux salons AGDM à Paris, mon objectif pour l'instant, n'est plus d'exposer mes ours. Travailler pour remplir une table me demande beaucoup de temps et il est important pour moi de consacrer librement ce temps à améliorer mes techniques, sans être sous la pression de la préparation d'un salon. Je sais qu'il me reste encore beaucoup de savoir à acquérir. Ma passion ne peut se nourrir que par l'apprentissage de nouvelles techniques qui me permettront de faire évoluer mes créations et de toujours me renouveler : donner de jolies paupières à mes ours, travailler sur les doubles articulations pour qu'ils puissent saisir les objets que je leur donne, autant de pistes à explorer dans l'avenir !

Si vous voulez en savoir plus sur le travail de Claudie, rendez vous sur son site web en cliquant ici


Date de création : 07/04/2015 : 20:01
Dernière modification : 08/04/2015 : 10:42
Catégorie : OURS EN PELUCHE - Créateurs d'ours en peluche
Page lue 2589 fois

OURS ET ART
OURS ET CULTURE
OURS EN PELUCHE
Vous êtes ici :   Accueil » Claudie Reymond et ses ours des 4 saisons
 
Prévisualiser...  Imprimer...  Imprimer la page...
Prévisualiser...  Imprimer...  Imprimer la section...